
Alors que l’île Maurice célèbre des performances historiques avec 1,43 million de visiteurs et des recettes records de 103 milliards de roupies, le Dr Christian Lefèvre, Directeur général de Coquille Bonheur, a publié le 18 février dernier, un manifeste pour une rupture radicale avec le modèle de masse.
S’appuyant sur les recherches de la Harvard Business School, il exhorte la destination à abandonner la quête obsessionnelle du volume au profit du paradigme HVLI (« High-Value, Low-Impact »), affirmant que le succès ne doit plus se mesurer par le nombre d’arrivées mais par la valeur réelle injectée dans les écosystèmes et les communautés locales.
Ecology great again
Pour contrer la dégradation des récifs et la pression sur les ressources, Lefèvre propose de dépasser la simple durabilité pour viser la régénération — l’ambition de laisser l’île dans un meilleur état qu’on ne l’a trouvée — tout en intégrant le concept de Création de Valeur Partagée (CSV) de Michael Porter.
Cette stratégie transforme le secteur en moteur sociétal où l’approvisionnement ultra-local, la restauration corallienne et la formation d’excellence deviennent les piliers de la compétitivité mauricienne.
Bleisure et nomadisme
Parallèlement, la diversification vers le « bleisure » et le nomadisme digital est présentée comme une nécessité pour stabiliser les flux hors saison, exigeant une modernisation des infrastructures de connectivité et de coworking.
En réimaginant sa marque au-delà du simple luxe balnéaire pour y inclure l’authenticité et l’engagement, Maurice peut capturer une clientèle internationale en quête de sens et assurer la pérennité de son pilier économique face aux défis climatiques.
Cette mutation, exigeante mais vitale, positionne l’île non plus comme une simple carte postale, mais comme un laboratoire pionnier d’un tourisme conscient et mutuellement bénéfique.






